Patrimoine

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A l'époque gallo-romaine, la ville se nomme Magdunum, terme signifiant un « marché fortifié » par une forteresse.

Le centre ville est un lieu très apprécié, tant pour son Château, sa Collégiale, et sa porte médiévale dite d'Amont , que par ses rues et venelles pittoresques.

Le Château

Le château est la résidence des Evêques d'Orléans, seigneurs de Meung, qui furent maîtres d'ouvrage de toutes les campagnes de construction. Le premier château, adossé à la Collégiale a été construit pour Manassès de Garlande (Evêque de 1146 à 1185). Manassès de Seignelay (évêque de 1207 à 1221) fait construire, à quelques mètres du primitif, un nouveau château. C'est un grand corps rectangulaire cantonné d'une tour à chaque angle (3 sont encore visibles, la 4ème a été noyée dans les adjonctions du XVIII ème siècle).

Au début du XVI ème siècle, le corps du XIIIe a été doublé par un corps et une tour d'entrée (l'emplacement du pont-levis est encore visible). On doit la façade XVIII ème, sur le parc à Fleuriau d'Armonville (évêque de 1716 à 1733) qui fit dresser une nouvelle façade postérieure et commanda d'importants agrandissements ; puis Louis Sextius de Jarente de la Bruyère (évêque de 1758 à 1788, exilé à Meung en 1768 après la disgrâce de Choiseul) fit ajouter la chapelle et le vestibule (dus sans doute à Louis-François Trouard, grand maître actif à la Cathédrale d'Orléans de 1765 à 1773) et un pavillon de jardin (attribué à Louis-Denis Le Camus, architecte du duc de Choiseul à Chanteloup, près d'Amboise).

Découvrez la partie souterraine avec chapelle, prisons, salle de torture et cul-de-basse-fosse où les prisonniers ( tels Nicolas d'Orgemon, François Villon) étaient enfermés.

De grands travaux de restauration furent entrepris à partir de 1971 pour restaurer ce château et ses 131 pièces, 30 sont aujourd'hui entièrement meublées et ouvertes à la visite.

Château de Meung-sur-Loire

16 place Martroi

45130 MEUNG-SUR-LOIRE

Téléphone : 02 38 44 36 47

Site : www.chateau-de-meung.com

La Porte d'Amont

La Porte d'Amont a été construite au cours du 13ème siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 6 octobre 1925.

Au milieu du IX ème siècle, Meung-sur-Loire se ceint de remparts ouverts par quatre portes. Seule la Porte d'Amont subsiste. De là, le guetteur sonnait le beffroi en cas de danger. Après avoir baissé les herses et levé le pont-levis, les gens du guet et les habitants prenaient leur poste pour défendre la ville. Elle était la porte principale, la porte d'honneur, puisqu'elle servait de lieu de réunions des échevins.

La cloche est située dans le clocheton. Elle donne un la bémol. On peut y lire qu'elle a été fondue par Crouze-Hildebrandt, fondeur à Paris. Elle ne porte pas de date mais une croix et une image de la Vierge. Dernière particularité à signaler : le cadran côté ville compte 61 minutes. Heureuse époque où l'on n'était pas à une minute près !

Aujourd'hui, la porte d'Amont est indissociable de son horloge. Mais quand et par qui celle-ci y a-t-elle été installée ? On peut seulement affirmer que c'est après 1797 ; en effet, on lit, dans un bail accordé pour neuf ans par la ville de Meung à Nicolas Motel, tonnelier : Il sera tenu de laisser à la disposition de l'administration la partie du grenier mentionnée ci-dessus, nécessaire pour l'établissement de l'horloge et de son cadran, d'en laisser l'entrée libre à l'ouvrier chargé de la monter et de l'entretenir, ainsi que de sonner le tocsin en cas d'événements... Cette horloge fut remise en état en 1979.

La Collégiale

Sur la tombe de saint Liphard ( ? - 565), un monastère a été créé et remplacé dès le XIème siècle par un chapitre de chanoine. Le clocher date pour l'essentiel du XIème siècle dans sa partie basse et du XIII ème siècle pour la chambre des cloches et la flèche.

Les traces évidentes de remaniement permettent d'affirmer que le chœur et le transept ne sont pas tout entiers du XIIIème siècle. En effet, les parties basses datent sans doute du début du XII ème siècle, mais ne furent couvertes qu'en même tant que la nef au début du XIII ème. Les remplois de l'ancienne église sont fréquents : modillons, portail, parties basses ...

La nef, non plus, n'est pas tout à fait homogène : des chapelles latérales ont été ajoutées entre les culées des arc-boutants. Adossé à la nef et au clocher, un bâtiment fortifié a été construit, pour l'essentiel, pour Manassès de Garlande, évêque d'Orléans, d'où le nom de cette tour : la Tour Manassès de Garlande.

Le plan de l'église est «tréflé », les extrémités du transept sont terminées en hémicycle et forment un trèfle avec l'abside du chœur. Ce qui est sans équivalent dans la région : on connaît ce plan dans les pays rhénans, en Italie, et dans le Nord de la France (Beauvais, Noyon, Soissons, pour ne citer que les plus grandes). Le plan viendrait probablement de cette région mais dans des proportions moindres ! (56 m de long, 22 m de larges pour les nefs, et 32 m de large pour le transept, pour une hauteur de 16 m) ! Il n'est pas rare que les ouvriers, architectes et maîtres d'œuvre voyagent et emportent avec eux leur savoir-faire.

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A l'époque gallo-romaine, la ville se nomme Magdunum, terme signifiant un « marché fortifié » par une forteresse.