Figures de Meung-sur-Loire

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Jehan de Meung

Jean Chopinel, ou Clopinel, dit Jean de Meun ou Jehan de Meung, poète français est né à Meung-sur-Loire, vers 1240 et meurt en 1303.Il donna (entre 1275 et 1280) au Roman de la Rose de Guillaume de Lorris une seconde partie en 18 000 vers, érudite et satirique, qui tant par son ton que dans sa morale, s'oppose à la première.

Succédant à Rutebeuf comme polémiste attitré des maîtres séculiers de l'Université de Paris, contre les ordres mendiants, Jean de Meung était en effet un homme cultivé, un clerc à l'esprit ironique et provocant, souvent «prompt à jeter sur les choses de l'amour un regard cynique et grivois, bien éloigné de l'idéalisme courtois» (Michel Zink, Littérature française du Moyen Age, Paris, 1992).

Le Roman de la Rose est un des chefs d'oeuvre de la littérature médiévale. Il se compose de deux parties distinctes : «l'Art d'Aimer » de Guillaume de Lorris et «le Miroir des Amoureux » écrit par Jehan de Meung. Guillaume emprunte au roman courtois la quête amoureuse dans un univers fabuleux. On peut considérer comme satirique «le Miroir aux Amoureux », bien qu'il s'agisse de réminiscences d'auteurs anciens et de dissertations théologiques et philosophiques, mais où le mépris de la femme est ouvertement affiché !

Par conséquent, il eut des détracteurs : notamment Christine de Pisan qui dénonça, bien après, la muflerie de l'écrivain, défendant le sexe faible - ce qui souleva les tollés des universitaires - et Jean de Gerson (théologien et universitaire du XVème siècle) lui reprocha d'attaquer le mariage et la chasteté.

Gaston Couté

Gaston Couté est né à Beaugency en 1880. A l'âge de deux ans, il arrive à Meung-sur-Loire où ses parents sont meuniers au Moulin de Clan. Il fait ses études élémentaires à Meung, puis il est admis au lycée Pothier d'Orléans, et fait ses premiers essais poétiques. Après un premier récit édité en 1896 dans La Meunerie française, il donne des textes à la Revue littéraire du Loiret en 1897. C'est alors qu'il quitte le lycée Pothier.

Le 31 octobre 1898, il débarque à Paris. A Montmartre, il se produit dans les cabarets où l'attendent la misère et la gloire. Il rencontre Jehan Rictus, Xavier Privas, Marcel Legay, Théodore Botrel et surtout Maurice Lucas.

Son succès est grandissant. Sa vie de bohème est coupée de retours au pays. Il décède le 28 juin 1911 à Paris et sera inhumé le 1er juillet, dans le cimetière communal de Meung.

La majorité de son oeuvre est écrite en « patois de chez nous » et la traduire serait, sans doute, trahir toute la saveur du terroir et l'esprit rebelle de ce poète en sabots. En effet, Gaston Couté est le porte parole de la terre, de l'amour, de la Liberté, de la paix. Ni grivois, ni naïf, simplement railleur et humain, il dénonce et s'engage avec verve. Il n'est pas que le poète contestataire et antimilitariste, le « Gâs qu'a mal tourné », mais aussi et surtout celui des moissons et des labours, des tendresses, « Des Moulins Morts ».

« Meung-sur-Loire au riche passé

Au long des Mauves écoute le Moulin

Qui chanta, chanta tout le jour

Son refrain tout blanc, tout câlin,

En faisant son oeuvre d’amour »

François Villon

François Villon (ou François de Moncorbier ou des Logis) est né à Paris en 1431, de bonne heure orphelin de père, il se trouve sous la protection de maître Guillaume de Villon, chanoine. Bachelier puis, maître ès arts, Villon mena alors une vie désordonnée et agitée : rixes, vols au collège de Navarre ; provoqué par un prêtre, il le blesse mortellement et s'enfuit de Paris.

Fin 1456, alors qu'il composait les poèmes en octosyllabes du Lais ou Petit Testament, il s'associe à une bande de malandrins, les Coquillards, et il est emprisonné dans les geôles de l'Evêque de Meung-sur-Loire en 1461, pour vol dans l'église de Baccon ou pour appartenance à une troupe de «théâtreux » malgré son état de clerc, ... à l'avènement de Louis XI, une amnistie le libère.

Il écrit le Grand Testament, à son retour à Paris, où il fait bilan amer et narquois de sa vie. En 1462, le Prévôt de Paris le condamne à la pendaison, mais après appel, il est banni. Son procès lui inspire la Ballade des Pendus.

L' Oeuvre de François Villon se compose du Petit Testament ou Lais (vers 1456), du Grand Testament (1461), et d'un certain nombre de Ballades dont l'authenticité est discutée. Cinq, cependant, sont toujours attribuées à Villon: la Ballade des Pendus, à la requête de sa mère, la Ballade des Regrets, la Belle Heaumière, inspirée du Roman de la Rose, des Contredits de FrancGontier, la Ballade de Bon Conseil. Le Lais (legs), connu sous le nom de Petit Testament, est composé de 40 huitains (strophes de 8 vers). Son oeuvre reflète sa vie, faite de contrastes violents: il ne cache rien de ce qui fait de lui un «mauvais garçon», son amour d'une vie dissolue qu'il retrace avec un esprit, une malice et une verve admirables.

Dominique Ingres

Dominique Ingres (1780-1867) est un peintre français. Elève de David et prix de Rome (1801).

Il séjourne plusieurs fois en Italie où il découvre Raphaël (le château de Meung possède d'ailleurs une copie par Ingres du tondo de la Madone à la Chaise de Raphaël). Il s'est voulu peintre d'histoire mais ses portraits et surtout ses nus (la Grande Odalisque, 1814, le Bain turc, 1862, Louvre) font de lui sa renommée et le placent, entre le classicisme et le romantisme. En 1862, il est élevé par Napoléon III à la dignité de Sénateur.

Monsieur Guille, alors Maire et Conseiller général, organise en son honneur une brillante réception, l'accueillant à sa descente du train. Cet événement est représenté en médaillon au bas d'un vitrail à la gloire de Saint Dominique (dont il portait le prénom) qu'il a offert à la Collégiale Saint-Liphard. Ce don intervient après sa nomination comme marguillier d'honneur de la paroisse.

Le grand peintre vient à Meung-sur-Loire chaque année, de juin à la Toussaint, entre 1853 et 1866, avec sa seconde femme Delphine Ramel qu'il avait épousée en 1852, devenant ainsi le beau-frère de Jean-François Guille, notaire et Conseiller municipal à Meung-sur-Loire. Il réside dans la Maison du Change, où une plaque apposée sur le mur de la rue qui porte aujourd'hui son nom rappelle ces séjours. Si sa patrie artistique reste l'Italie, il n'en apprécie pas moins les beaux mails de Meung-sur-Loire : Je goûte à Meung, écrivait-il en 1856, un bonheur parfait de tranquillité et de bonne famille.

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Jehan de Meung Jean Chopinel, ou Clopinel, dit Jean de Meun ou Jehan de Meung, poète français est né à Meung-sur-Loire, vers 1240 et meurt en 1303.